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Bonjour à tous, si vous avez lu le titre vous avez sûrement compris que nous allions parler de la notion low et high poly. Cette notion est très importante dans le domaine du jeu vidéo pour des raisons de performances et d’esthétique. Concrètement, cela nous indique si notre élément 3D est constitué de peu ou de beaucoup de polygones.

Poly…quoi ?

C’est vrai que, sans cette autre notion, vous n’allez pas comprendre grand-chose (comment ça comme d’habitude ?!).  Un polygone c’est une face constituée de points que l’on appelle “vertex” reliés entre eux par des lignes appelées “edges”.

 

Sur cet exemple, nous voyons en rouge l’une des 6 faces qui constitue ce superbe cube

Voici d’autres exemples.

Cloud Imperium Games

Quelle influence par rapport au jeu vidéo ?

Nous avons vu dans l’en-tête que le nombre de polygones avait une influence sur les performances et sur l’esthétique du jeu.

Le premier point est le plus important car, un jeu qui n’est pas performant, ne sera pas agréable à jouer. Je précise que par performant j’entends la quantité de ressources que le jeu va demander à la machine (ordinateur, smartphone, console) pour fonctionner. Un jeu mal optimisé sera sujet à de nombreux ralentissements voire à crasher radicalement.  

Quand vous avez un jeu en 3D, chaque objet demande un certain nombre de ressources à la machine pour afficher l’ensemble de leurs polygones. Pour faire simple, plus vous avez des objets avec beaucoup de polygones, plus votre jeu sera gourmand.

Il est donc préférable de réaliser nos assets 3D avec beaucoup de sagesse. Maintenant, il ne faut pas tomber dans l’excès non plus. C’est une magnifique transition pour aborder le point de l’esthétique.

Performance ou esthétique ?

On a vu que nous devions réaliser nos scènes 3D sans abuser dans le nombre de polygones. Maintenant, c’est surtout une question d’équilibre.

Schéma représentant la balance entre le low et le high poly

Sur cette illustration, on constate qu’en voulant trop optimiser, l’esthétique en prend un coup et inversement quand nous mettons trop en avant le graphisme. Maintenant cette balance est là pour symboliser les erreurs que nous pouvons faire lorsque l’on débute dans le secteur du jeu vidéo. Les studios expérimentés connaissent très bien cette contrainte et cherchent en permanence à rendre leurs jeux les plus beaux et les plus performants à la fois.


Mais comment faire du beau avec du low ?

Il existe plusieurs techniques. Soit c’est complètement assumé au niveau artistique et dans ce cas, nous jouons sur des textures très colorées (exemple : Catdammit).

Image d’une scène low poly avec un bon rendu graphique

Soit, nous utilisons différentes astuces principalement avec les textures pour donner plus d’informations/richesses à nos assets 3D. Nous utilisons par exemple; une normal map pour donner une illusion de volume. Cette texture est facilement reconnaissable par ses couleurs bien spécifiques. Pour faire court, ces différentes nuances indiquent les différents niveaux à laquelle la lumière s’applique sur les volumes. Ce qui donne une illusion de détails alors que la surface est en réalité, plate.

Voici un exemple :

Un simple cube sur lequel on applique une normal map

Cette méthode est majoritairement utilisée par les studios car elle permet d’allier optimisation et qualité visuelle en même temps.

Il est déjà temps pour moi de rendre l’antenne.

Je développerai plus en détails les différentes méthodes utilisées par les studios de jeux vidéo dans mon prochain tip. Nous parlerons de textures telles que la curvature, la specular ainsi que les différentes solutions d’optimisation.

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